Juges 13 à 16
Le chapitre 13 du livre des Juges nous décrit tous les événements miraculeux qui entourent la naissance de Samson. En effet, le texte précise que la mère de Samson était auparavant sans enfant puisqu’elle était stérile. La naissance extraordinaire de Samson est caractérisée par la même intervention divine que celle d’Isaac, de Samuel ou de Jean-Baptiste*. Toutes ces naissances sont en réalité une ébauche qui nous permet d’entrevoir une naissance encore plus surprenante, celle du Seigneur Jésus-Christ. Les deux points essentiels de ce chapitre reposent sur l’exaucement de la prière de Manoach, le père de Samson, et sur l’apparition, à plusieurs reprises, de l’ange de l’Éternel.
Juges 13.9 est, en quelque sorte, la conclusion de tout ce chapitre. En étudiant plus à fond ce texte, nous pouvons voir la manière dont la prière de Manoach a été exaucée et nous pouvons aussi découvrir quelques conditions importantes qui permettent à Dieu d’exaucer les prières de ses enfants.
1. Première condition : la foi. Manoach prouve qu’il a confiance dans les paroles de l’ange de l’Éternel lorsqu’il s’adresse à lui en ces termes : « ... quand ta parole s’accomplira » (Juges 13.17). L’attitude de Manoach reflète et respire une foi sincère car il s’appuie sur une promesse personnelle reçue directement de l’ange de l’Éternel.
2. Deuxième condition : la consécration. Manoach cherche à servir la cause de Dieu bien avant la sienne. Cela apparaît clairement aux versets 8 et 12 : « ... qu’il nous enseigne ce qu’il faudra faire pour l’enfant qui naîtra... que faudra-t-il observer ? ». Manoach est donc un homme qui a une très haute conception de ce que doit être la consécration : il désire obéir, même avant la réponse de Dieu, et se préoccupe donc déjà de la manière dont il le fera. Combien de prières s’élèvent trop souvent pour satisfaire nos ambitions, notre convoitise, notre jalousie, notre égoïsme, notre orgueil faisant obstacles à l’exaucement de Dieu ? Ce n’est pas du tout l’attitude qu’a adoptée Manoach.
3. Troisième condition : la sanctification (sanctification = mise à part pour Dieu). Cette mise à part s’exprime dans le verset 14 : « Elle ne goûtera d’aucun fruit de la vigne, elle ne boira ni vin, ni liqueur forte et elle ne mangera rien d’impur »... Comme pour le prophète Daniel et pour ses trois amis, cela va marquer le début de la grande aventure de la sanctification : ils serviront Dieu à Babylone, comme ils le faisaient déjà à Jérusalem, en prenant la résolution de ne pas se souiller par les mets du roi et par le vin que le roi leur offrait.
4. Quatrième condition : la libéralité (libéralité = savoir donner ou offrir). Manoach l’exprime de la manière suivante : « Permets-nous de t’apprêter un chevreau » (Juges 13.15)... Il est certain que si nous nous montrons avares avec Dieu, que ce soit sur le plan financier, mais aussi dans le temps que nous Lui consacrons, pourquoi devrait-Il se montrer généreux avec nous ? N’est-ce pas exactement ce que Dieu a reproché à son peuple au temps de Malachie, alors qu’il se lamentait d’avoir un Dieu sourd à leurs prières ? (lis à ce sujet Malachie 3.7-15).
5. Cinquième condition : la reconnaissance anticipée. Manoach ajoute à sa prière : « Afin que nous te rendions gloire quand ta parole s’accomplira » (Juges 13.17). Rendre gloire à Dieu démontre la démarche humble de la part de Manoach. En effet, il ne s’attribue aucun mérite dans le fait que le Seigneur lui réponde. C’est cette reconnaissance anticipée qui a réjoui l’ange de l’Éternel.
6. Sixième condition : la logique. Manoach, comme sa femme, ont subitement réalisé qu’ils avaient vu Dieu face à face (l’ange de l’Éternel était Jésus-Christ, avant Sa venue sur Terre). Soudain Manoach fait preuve d’un non-sens lorsqu’il fait la réflexion suivante : « Nous allons mourir car nous avons vu Dieu » (Juges 13.22). Mais sa femme réagit d’une manière logique : « Si Dieu avait voulu nous faire mourir, Il n’aurait pas pris de nos mains l’holocauste et l’offrande et il ne nous aurait pas maintenant fait entendre de pareilles choses » (Juges 13.23). Le comportement de cette femme était tout à fait cohérent et logique avec ce qu’ils venaient de vivre précédemment.
Cela fait penser à Jaïrus, venu implorer Jésus alors que l’état de sa fille était désespéré. Malheureusement sa fille était morte avant l’exaucement (lis Luc 8.41-56). Pourtant Jaïrus a persisté dans sa démarche et dans sa prière parce que sa douleur était insoutenable. Il a tout simplement démontré que la foi est logique contre toute circonstance ; et oł est cette logique ? Si Jésus a accepté de venir, même si tout semblait défavorable et perdu, c’est qu’Il allait à coup sûr exaucer. De même, si nous persévérons contre toute attente, nous savons également qu’Il exaucera.
L’attente de Manoach et de son épouse a été exaucée puisque ce chapitre 13 du livre des Juges se termine au moment de la naissance de Samson : « La femme de Manoach enfanta un fils, et lui donna le nom de Samson. L’enfant grandit, et l’Éternel le bénit... » (Juges 13.24)...
... À suivre...
Thierry Huckel
©2010 Concours Biblique • Qui sommes-nous ? • Mentions légales • Aide