Concours Biblique

Samson, treizième juge en Israël (suite)

 

1. Quel caractère !

« Samson grandissait et l’Éternel était avec lui » (Juges 13.24). C’est ainsi que s’achevait notre récit précédent.

 

Très vite, le texte nous donne une précision sur ce que va être le caractère de Samson pour le restant de sa vie : « L’Esprit de l’Éternel commença à l’agiter entre Tsorea et Eschthaol » (Juges 13.25). En effet, c’est entre Tsorea (ce qui signifie frelon) et Eschthaol (qui signifie requête spirituelle) que Samson sera constamment tiraillé. Le frelon, qui se nourrit de petites charognes, illustre le côté charnel de Samson, alors que le deuxième terme « requête » symbolise son aspiration à s’élever sur le plan spirituel. Samson « naviguera » toute sa vie entre ces deux extrêmes... D’ailleurs il est intéressant de remarquer que les Écritures soulignent « qu’il fut enterré entre Tsorea et Eschthalol » (Juges 16.31). Cela nous confirme bien qu’il a commencé sa vie, agité par l’Esprit ; et qu’il a gardé le même état d’esprit jusqu’à la fin, malgré tout ce qu’il a vécu et expérimenté dans ses différents combats.

2. Premier combat : le combat contre le lion (Juges 14.5-9).

 

Samson se promène seul dans les vignes et subitement « un jeune lion rugissant vient à sa rencontre » (v.5).

Samson se trouve face à un grand danger, comme chacun de nous peut l’être selon la parole de l’apôtre Pierre :

« Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pierre 5.8).

 

« Samson ne dit point à son père ni à sa mère ce qu’il avait fait... » (v.6). Et un peu plus loin, lorsqu’il va à nouveau retrouver le lion mort « il ne leur dit pas qu’il avait pris du miel dans le corps de ce lion » (v.9).

À deux reprises, le texte revient sur cette précision. Cela démontre que sa victoire étonnante a été remportée dans le secret et restera secrète pour tous ceux qui l’entourent. Cela nous révèle que ce qui est le plus important, ce n’est pas de faire l’étalage de chacune de nos expériences avec Dieu, ce qui compte c’est que nos victoires remportées sur l’adversaire deviennent une source de bénédictions pour ceux qui nous entourent sans chercher à éveiller un sentiment de jalousie ou de culpabilité chez l’autre. En effet, peut-on considérer que celui qui a plus d’expérience spirituelle qu’un autre détient en quelque sorte un diplôme de sainteté que Dieu lui accorde ?

« Et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur donna du miel et ils en mangèrent » (v.9). Ce détail fait ressortir l’une des facettes du caractère de Samson qui se préoccupe avant tout du bien-être des siens, de ceux qu’il aime. Cette attitude montre le côté très édifiant du tempérament de Samson. En regardant de plus près, nous y trouvons également la véritable faiblesse de ce héros : il se promène au beau milieu des vignes (Juges 14.5).

Or les prescriptions que l’ange de l’Eternel avait données aux parents de Samson faisaient de lui un naziréen.

Quelle conduite devait tenir un naziréen ?

 

« Il ne mangera de rien de ce qui provient de la vigne, depuis les pépins jusqu’à la peau des raisins » (Nombres 6.4). Il n’est pas précisé, dans le récit, que Samson ait mangé des raisins, mais cela a peut-être été bien tentant pour lui ! Et s’il s’est retrouvé face au lion, c’est probablement parce que Samson se trouvait là où il n’aurait pas dû être !

Constamment, Samson défiait les règles qui étaient pourtant à l’origine de sa force extraordinaire*.

 

C’est peut-être pour toutes ces raisons que nous retrouvons l’expression : « Samson descendit à Thimna » (Juges 14.1 et 5). Le verbe utilisé dans ce passage est significatif de la décadence : « Il descend ». Chaque chrétien est appelé à progresser, à monter et surtout pas à descendre. Samson a donc choisi sa marche rétrograde. Il va mettre de côté sa vie de consécration, de sainteté et de prière, qui étaient le gage de sa grande puissance.

Mais cette descente ne le concerne pas lui seul : « Il descendit avec son père et sa mère » (Juges 14.5)... Et un peu plus loin : « Le père de Samson descendit... » (v.10). Des parents entraînés dans cette descente malgré eux, alors qu’ils avaient pourtant déclaré leur désapprobation juste auparavant (v.3).

Tout ceci montre bien que Samson ne voyait qu’une seule chose : rechercher avant tout ce qui lui plaisait et non pas ce qui plaisait à Dieu : « Elle me plaît » (v.3)... « Elle lui plut » (v.7).

Dès le verset 1, le signe évident de la faiblesse morale de Samson nous était dévoilé : « Il vît une femme étrangère ; il descendit à Thimna* ».

3. Le deuxième combat : seul contre trente Philistins !

La descente de Samson continue : « Il descendit à Askalon » (Juges 14.19).

Samson a choisi la pente du déclin. Il s’y enfoncera progressivement jusqu’au drame final.

À suivre...

Thierry Huckel

« Retourner à la liste des bulletins

 
 

©2010 Concours Biblique • Qui sommes-nous ?Mentions légalesAide