Concours Biblique

Samson, treizième juge en israël (suite)

Dieu a choisi Samson pour délivrer le peuple d’Israël de la main des Philistins.

Le dernier Bulletin s’achevait avec le 4e combat de Samson. Sa puissance musculaire lui a permis de briser des liens qui le maintenaient prisonnier et, avec une simple mâchoire d’âne, il réussit à tuer mille hommes (Juges 15.14-15).

Le cinquième combat d’eau fraîche pour se renouveler mais il n’y a aucun point d’eau dans le voisinage et personne pour lui venir en aide.

 
 

Samson est à nouveau obligé de reconnaître que Dieu donne la vie et les forces. Il supplie alors l’Éternel de venir à son secours. C’est la même attitude qu’a eue Jésus-Christ sur la croix du calvaire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Matthieu 27.46). Mais contrairement à Jésus-Christ, Samson n’avait rien d’un homme de prière. C’est l’une des seules fois où Samson invoque l’Éternel et le prie de venir à son secours. Ici, Dieu ne lui adresse aucun reproche et exauce même sa prière sans tarder : une source jaillit d’un rocher (ou de l’une des dents de la mâchoire d’âne selon la version). Il retrouve son esprit et ses forces. Sa première réaction sera d’être reconnaissant à l’égard de Dieu : Il change le nom de cet endroit qui rappelait sa glorieuse victoire par le nom de « En-Hakkoré », qui signifie « source de celui qui crie », en mémoire de la délivrance miraculeuse que Dieu lui avait accordée.

 
 

À partir de ce jour, Dieu va accorder à notre héros une autre bénédiction toute particulière : après ce combat, « Samson fut juge en Israël au temps des Philistins, pendant vingt ans. » (Juges 15.20). En effet c’est la première fois que son autorité en tant que juge est précisément mentionnée. Jusqu’à présent, son autorité n’était pas reconnue par le peuple : probablement que les désordres dans sa vie privée, peut-être son mariage avec une femme philistine et tous les autres dérapages de sa vie, n’avaient pas réussi à confirmer les promesses que l’ange de l’Éternel avait faites à ses parents avant sa naissance. Toutes ces raisons avaient empêché les Juifs de le reconnaître comme leur juge jusqu’à ce jour. Mais cette intervention divine a permis au peuple d’Israël de prendre conscience qu’il côtoyait un véritable libérateur. Cet événement a marqué le début du ministère public de Samson en tant que juge et libérateur de son peuple.

Le sixième combat : Les portes de Gaza sont arrachées (Juges 16.1-3)

 
 

Cette fois-ci Samson est pris au piège. Pourquoi ? Par ce nouveau faux pas, il entame la deuxième étape du processus de sa chute. C’est un homme qui ne résiste pas à la convoitise des yeux : « Il vit une femme » (Juges 14.1)... « J’ai vu une femme » (Juges 14.2)... « Il vit une femme prostituée » (Juges 16.1)... Cela va l’entraîner à s’engager toujours plus dans le péché. En effet, il nous est dit que la première femme lui a plu, qu’il est entré quelques heures chez la seconde et qu’il a ouvert tout son cœur à Délila, la troisième (Juges 16.18). Son cœur rempli de satisfaction passagère est entré dans une phase de sommeil : « Délila l’endormit sur ses genoux. » (Juges 16.19). Samson entre ici dans un sommeil avant tout d’ordre spirituel: « Il perdit sa force... L’Éternel s’était retiré de lui et il ne le savait même pas » (Juges 16.19-20). Son engagement avec Dieu était définitivement rompu parce qu’il avait livré son secret à Délila. La dernière condition, qui faisait de lui un véritable naziréen*, venait d’être bafouée. « Parce que le rasoir était passé sur sa tête », Samson redevenait un homme ordinaire. En le désignant naziréen à vie, Dieu avait veillé à ce que personne ne puisse se méprendre: seul Dieu était à l’origine de cette force surnaturelle.

Comme Samson, nous traversons parfois des situations fort dangereuses qui ne sont que les conséquences de nos erreurs. Mais une fois de plus, Dieu n’abandonne pas Samson.

 
 

Pourquoi Dieu va-t-Il l’aider ? Juges 16.3 nous apporte un indice intéressant : « Vers minuit, il se leva ». Samson n’accepte pas son état défaillant. On a l’impression que Samson, jusqu’à minuit, ne s’est pas vraiment intéressé à cette femme prostituée, mais qu’il a surtout pensé à l’erreur qui l’avait amené là. C’est un geste de repentance et non de résignation qui caractérise ici Samson. Et c’est sur cette base que Dieu lui a certainement, une nouvelle fois, accordé la grâce de venir à son secours.

C’est au cours du dernier combat de sa vie, que le piège va se refermer définitivement sur lui...

À suivre...

Thierry Huckel

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